Anecdotes

Anecdotes & témoignages

Souvenirs, histoires et précisions partagés par celles et ceux qui ont connu la RTT.

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30 anecdote(s)

89NEE0, Kanaalstraat à Neeroeteren, là où j'ai grandi. Depuis l'Ewsd, on pouvait voir la maison de mes grands-parents. Enfant, j'ai assisté à la construction du Lex ; à 9 ans, la nuit, depuis ma chambre, je voyais toutes les lumières clignoter et je me disais : « Un jour, j'aimerais bien entrer là-dedans. » Dix ans plus tard, j'y travaillais.

Dans le nouveau central de Berendrecht — un central 10C — ils avaient transféré 1500 lignes en 1972 pour ces 4 villages. Ensuite est venu l'agrandissement du port, et en 1978 nous avions 2800 lignes. Entre 1975 et 1993, il y a eu une explosion des raccordements téléphoniques + les usines le long des docks, et j'en suis parti alors qu'il y avait plus de 7000 lignes raccordées... en 93. Le central 10C était à l'époque l'un des plus modernes (d'après mes renseignements, le premier a été mis en service à l'essai dans le Limbourg – Hasselt et à Hoboken (près d'Anvers)). Le central 10C de Berendrecht est le 2e plus grand central du port... De Lillo brug jusqu'à la frontière, avec les firmes qui y étaient raccordées : BASF – Monsanto – G+H Montage – différentes « naties » (entreprises portuaires de manutention) : Noord Natie – Katoen Natie – Hessenatie, Van Wellen – Aertssen... trop de grandes firmes pour toutes les citer, ainsi que les écluses (la Berendrechtsluis et la Zandvlietsluis étaient alors les plus grandes du monde entier), les ponts, et la navigation (RMD – Service Radio Maritime) et les quatre villages... tout passait par ce central dans notre « trou paumé » (boerengat). Pouvoir travailler dans ce central était pour moi un honneur, aux côtés d'un automaticien, pouvoir le manœuvrer. Ce n'était pas un système « vite rentré à la maison » ou « vite au comptoir du bistrot », mais une lutte contre la montre pour maintenir les lignes en état de fonctionnement. 99 % des pannes étaient réparées en une demi-heure (souvent des appels reçus – aussi en pleine nuit – j'habitais seulement à 500 mètres du central). J'ai eu la chance que le chef de section m'ait enseigné tout le central 10C, jusqu'au décodage du central en système binaire... 000 010 110... J'y étais la plupart du temps seul et j'ai aussi appris à entretenir les groupes de refroidissement – diesel – la salle des batteries – le cross – les jonctions – les PABX... en fait tout, et je trouvais très agréable de pouvoir faire là un travail varié, et j'en ai beaucoup appris.

Les deux ldc 299 et 297 sont tout les deux situés dans le grand parking sous-terrain de la gare, mais à des étages différents. Il y en avait même un troisième situés juste après une entrée technique vers la gare (de mémoire une double porte et direct à droite) qui avait été complètement dé-documenté mais ou pleins d'équipements (racks et répartiteur) étaient encore dedans.

Travailler à la « Regie » a créé un lien fort grâce à la collaboration technique. Ainsi, tous les techniciens et ingénieurs de la RTT, venus des quatre coins de la Belgique, se sont réunis pour, par exemple, maintenir le site 54GER en activité. À titre d'information : Les antennes-relais GSM de la RTT situées près de la plupart des centraux téléphoniques de la RTT à travers la Belgique ont été conçues dans les années 80 par l'ingénieur Robby Mast.

Le central téléphonique « 89GEN » a été converti pour la première fois dans les années 80, passant d'un système analogique à un système semi-numérique. Il s'agissait du central GTD-5 EAX, et il était impressionnant de constater à quelle vitesse la technologie de l'époque évoluait.

il s'agit du bâtiment situé au 2 rue de la Science, car RTT_BGC_PXS possédait également un gros bâtiment au 4 rue de la Science, séparés par la rue du Gouvernement. Un couloir souterrain passe sous cette rue et relie les 2 sites. Le 4 a été vendu en ??? et est transformé en appartements (l'accès au passage souterrain a été fermé).

Il y a quelques années, j'ai eu la visite d'un ancien qui avait travaillé dans la salle électromécanique de Luttre, local situé côté rue, en face de la ligne de chemin de fer. Il m'a raconté qu'une fois, il avait un problème d'aiguilles qui arrivait par intermittence et qu'il n'arrivait pas à comprendre. Après plusieurs jours/semaines, il comprit que le problème se passait à chaque fois qu'un train de marchandise passait sur les voies.

Le central téléphonique de Verviers commençait à être surchargé. II fallait s'étendre, et Pepinster était dans une situation remarquable. Un central télépho­nique fut installé au premier étage de la poste, avenue de la Gare. Après quelques années de fonctionnement, il fût le premier automatisé dans l'agglomération. Rapidement, à la Régie des telephones, on se rendit compte que le réseau de Pepinster serait tôt ou tard encombré. Déjà, pour des prévisions d'avenir à long terme, le 8 fevrier 1933, la Regie achetait un terrain et une maison rue du Duc. Cela n'alla pas sans peine: il se trouve subitement de nombreux amateurs pour ces proprietés situées en plein Pepinster et au dehors du gros trafic. Les formalités administratives traîneront les choses en longueur. II faudra réaliser des achats et des échanges de terrains ou de bâtiments afin d'obtenir un tout homogène. II faudra même acheter un immeuble, le démolir et céder une bande de terrain de trois mètres pour donner un accès aisé à une autre propriété. Ces ventes et ces achats seront finalement conclus après la libération en I944. Il était temps. Le 7 aoûtt 1946, il y avait trois cent quarante-deux abonnés à Pepinster. La capacité du central a Ia poste était de quatre cents raccordements. Le 10 mai 1947, la Regie introduisait une demande de bâtir un central téléphonique rue du Duc, d'une capacité de huit cents raccordements. Cette réalisation fut rapidement dépassée et de nos jours, le chiffre de 1946 a quintuplé. S'il y a un peu de hasard dans le choix de la rue du Duc pour y installer ce central téléphonique, cet empla­cement se trouve presque au centre d'un important complexe humain formé des communes avoisinantes. Comprenant Pepinster et Cornesse, le réseau se prolonge dans la vallée jusqu'au pont du Purgatoire; il couvre les communes de Wegnez, de Soiron et même de Xhendelesse.

À côté du bâtiment historique, un nouveau bâtiment a été construit vers 2016 afin de prendre le relais du nœud de services d'Anvers-Centre. Le 14 avril 2017, la première partie du trafic téléphonique et Internet y a été acheminée.